Aux Ubaguets, une structure technique qui se fait discrète
Au sommet des Ubaguets, l'ancrage utilisé par les dameuses vient de recevoir un habillage. Un chantier modeste, révélateur d'une manière d'aborder l'aménagement en montagne.
À quoi sert un ancrage de dameuse
Sur les pentes les plus raides du domaine, les dameuses ne travaillent pas seules : elles s'appuient sur un treuil, lui-même relié à un point d'ancrage fixe installé en haut de la pente. C'est ce dispositif qui permet de damer en sécurité des terrains que la seule adhérence des chenilles ne suffirait pas à tenir.
Ces ancrages sont indispensables à la qualité et à la sécurité du damage. Ils sont aussi, par nature, des structures techniques posées en ligne de crête, dans des paysages où le regard porte loin.
Garder la fonction, alléger la silhouette
Au sommet des Ubaguets, l'ancrage a donc reçu un habillage conçu pour l'insérer visuellement dans son environnement. Rien ne change pour les équipes de damage : la fonction et l'usage restent strictement identiques. Ce qui change, c'est ce que voit le skieur qui arrive au sommet, et le randonneur qui passe l'été.
Une logique qui dépasse ce seul chantier
C'est le même raisonnement qui guide les autres interventions estivales menées par la Régie Val d'Allos, de la revégétalisation des secteurs exposés à l'érosion à l'entretien des pistes par le pâturage : un domaine skiable s'inscrit dans un paysage habité, et chaque aménagement se pense à cette échelle.
L'habillage d'un ancrage ne change pas la face de la montagne. Mais additionné aux autres, ce type de choix finit par dessiner une façon de faire.